09 mai 2008
Avant Guerlédan...
Vu dans le Télégramme - Mercredi 7 mai
Article : Yves-Marie Thénéré
David Pasquio et Christophe Malardé
Les ambassadeurs du trail breton
Les six coureurs du team Salomon sont un peu la vitrine du trail français. Parmi eux, deux Morbihannais David Pasquio et Christophe Malardé.
Le trail est en plein boom et le calendrier, de plus en plus chargé. Et comme le dit Christophe Malardé, 32 ans, « on ne peut pas tout courir et il faut faire des choix en début de saison ». Le coureur d’Inguiniel, vainqueur le week-end dernier d’une course de 34 km en Ardèche, n’a pas fait de Guerlédan un objectif. « Ce sera ma quatrième participation. Je tiens à être de la fête mais je courrai sans pression en partant tranquille », assure le co-vainqueur, avec Gilles Diehl, de l’édition 2006, année où il avait gagné le Challenge Salomon. David Pasquio, 30 ans, n’aborde pas « la classique bretonne » avec le même esprit. Le pompier professionnel à Lorient veut mettre le feu au lac.
« J’étais un drogué »
« Je n’ai jamais pu courir Guerlédan à cause de blessures et c’est ma priorité avec le Challenge », explique le récent vainqueur de la Vallée de Chevreuse (51 km). Il faudra être costaud dimanche pour battre David car le Morbihannais a retrouvé la confiance après un passage à vide. « Je m’entraînais trop, parfois trois fois par jour. J’étais un véritable drogué et j’étais arrivé à saturation. Aujourd’hui, j’en fais deux fois moins et mes résultats sont aussi bons, voire meilleurs ».
« David sera devant »
Le « boulimique du trail » a repris goût à son sport en partageant quelques entraînements avec Christophe. « Il m’a appris à privilégier la qualité à la quantité », explique David. « Moi, il m’a aidé à reprendre après ma blessure en début de saison », répond Christophe qui a été arrêté quelques semaines à cause d’une vilaine coupure au tibia suite à un choc avec une glissière de sécurité. Amis dans la vie, les deux Morbihannais n’en sont pas moins rivaux en course. Alors qu’arrivera-t-il dimanche s’ils sont au coude à coude à un kilomètre de la ligne ? « Il n’y a pas risque, rigole Christophe. David sera largement devant ».







